A propos de moi
Je m’appelle Conor.
Vers 8 ou 9 ans, j'allais souvent chez ma tante et mon oncle, qui vivaient à la campagne.
Ils avaient une grande encyclopédie, et dès qu'on avait un moment de libre, je passais des heures à en tourner les pages. Il y en avait une, en particulier, qui me captivait.
C’était une page sur les langues et les alphabets.
Je suis tombé sur l'alphabet hindi, écrit en entier, et quelque chose m'a marqué. L'idée que tous ces signes étranges aient un sens — qu’il y avait derrière ces formes inconnues tout un monde de mots et de pensées. Je les ai tous recopiés sur une feuille, sans trop savoir pourquoi, avec l'idée vague de créer quelque chose d'indéchiffrable pour les autres. Un code secret, en quelque sorte.
Ma tante a vu ce que je faisais. Au lieu de me demander pourquoi, elle m'a encouragé — et très vite, elle a commencé à m'apprendre quelques mots de français.
Et là, quelque chose a basculé.
Je découvrais que ces sons étranges, ces orthographes déconcertantes, pouvaient s'assembler et finir par vouloir dire quelque chose. Et surtout, servir à communiquer avec de vraies personnes. À partir de là, j'étais accro.
J'ai convaincu mes parents de m'acheter un premier livre de français. J'en empruntais d'autres à la bibliothèque, reconstituant le puzzle petit à petit. Quand le français a démarré à l'école, j’absorbais chaque détail, chaque règle, chaque exception.
Cette passion a duré tout le lycée — sept ans de français, et j'étais sans doute le seul de ma classe à apprécier aussi l'année obligatoire de latin et de grec ancien.
Mais il y avait un problème
En cours, c'était tout ou rien. Au début, trop facile — je connaissais déjà l'essentiel, rien ne me mettait vraiment au défi. Puis, d'un coup, trop difficile. À 17 ans, on lisait François Mauriac — un français littéraire, dense, exigeant, encore ardu pour moi aujourd'hui. Jamais de juste milieu.
Au bout de sept ans, je maîtrisais tous les temps, toutes les structures grammaticales. Mais face à un Français pour une conversation ordinaire… je bloquais complètement.
Je connaissais le français. Mais je n'étais pas capable de m'en servir.
Puis, à 19 ans, je suis parti au Pérou.
Cinq mois à vivre et travailler dans l'Amazonie péruvienne, sur un projet de conservation de la forêt tropicale. J'arrive en janvier avec presque zéro espagnol. Je repars en juin en le parlant couramment — mieux que je n'avais jamais parlé français après huit ans d'études
Cinq mois contre sept ans.
C’est là que tout a changé.
Ce n'était pas une question d'aptitude. C'était une question de méthode.
Au Pérou, j'ai appris l'espagnol parce que j'en avais besoin. Il fallait que je communique : travailler avec mes collègues, commander à manger, me faire des amis, résoudre des problèmes. Chaque échange comptait. Chaque erreur n'était qu'une étape de plus. Pas de manuels, pas d'exercices de grammaire — juste de vraies personnes qui cherchaient à se comprendre.
Le contraste était saisissant.
Quelques années plus tard…
En 2015 je me suis retrouvé dans une routine, à travailler dans la vente pour une entreprise d'ingénierie. Un jour, une nouvelle collègue française est arrivée. Nous sommes tombés amoureux. J'ai déménagé en France. Et elle m'a encouragé à me lancer dans un métier qui me ressemble vraiment.
Je me suis formé comme enseignant, j'ai développé mon activité de traducteur, et depuis 2019, j'accompagne des professionnels à atteindre leurs objectifs en anglais.
Mon approche s'inspire directement de ce que j'ai vécu : l'apprentissage d'une langue fonctionne quand il est ancré dans la pratique, engageant, et connecté à de vraies situations de communication.
C'est exactement ce que je vous propose.
Pas de bachotage inutile. Un peu de grammaire, au bon moment — et surtout des échanges concrets, sur votre vie, votre travail, et ce qui vous tient vraiment à cœur.